Nettoyage des bacs

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Nettoyage des bacs

Un item de plus à nettoyer

Il est bien connu que de plus en plus de voyageurs Américains sont mécontents à l’égard de plusieurs transporteurs aériens des États?Unis.  Depuis un certain temps un autre problème resurgit et préoccupe de plus en plus de gens qui craignent de tomber malades, non pas pendant leur voyage, mais plutôt lorsqu’ils prennent l’avion.

Par conséquent, deux reporters du Today Show ont décidé de tester la présence de contaminants sur à peu près tout ce qu’un passager peut toucher avant d’embarquer dans l’avion, une fois à bord, et lors du débarquement.

Parlons d’abord des bonnes nouvelles.  Les reporters ont testé les systèmes automatisés d’obtention de la carte d’embarquement, que la plupart d’entre nous utilisons aujourd’hui.  Fait surprenant, malgré la quantité de gens qui utilisent et touchent ces machines chaque jour, « les résultats de laboratoire sont revenus complètement nets », ont rapporté Jeff Rossen et Josh Davis au Today Show.

Toutefois, ce ne fut pas le cas lorsque les deux reporters sont passés à la ligne de sécurité.  Les bacs de la sécurité dans lesquels nous déposons nos ceintures, souliers, ordinateurs, vêtements, etc., et qui sont également utilisés par presque tout le monde, se sont avérés infestés de germes et de bactéries.

« Les tests effectués sur deux bacs servant à recueillir les souliers, les sacs et tout autre objet déposé pour passer dans la machine à rayons X ont révélé la présence de bactéries dangereuses. Sur l’un des bacs, on a trouvé des traces de matières fécales en quantité suffisante pour rendre les gens malades » ont annoncé les reporters.

Ce sont ces bacs qui sont l’objet de notre discussion.  Non seulement sont-ils utilisés dans les lignes de sécurité des aéroports, mais ils se retrouvent également dans la plupart des édifices gouvernementaux en Amérique du Nord, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal.  Certains musées les utilisent également actuellement. Les édifices à bureaux considérés comme « cible probable » peuvent également demander aux visiteurs de placer leurs effets personnels, y compris leurs souliers, dans les bacs, et les faire passer dans la machine à rayons X.

Par exemple, à l’Empire State Building de New York, l’information suivante est donnée aux visiteurs désirant se rendre aux aires d’observation du dernier étage :

Des services de sécurité sont en fonction 24/7 à l’Empire State Building… le filtrage de sécurité principal est similaire aux procédures d’un aéroport.

Quand les bacs sont-ils nettoyés?

Il s’agit là d’une excellente question, et la meilleure réponse est : Qui sait?  Il semble que ni la TSA (Transportation Security Administration), ni la plupart des aéroports n’aient de règles spécifiques en ce qui concerne le nettoyage des bacs.  Ceci s’applique également vraisemblablement lorsque ceux-ci se retrouvent dans les édifices gouvernementaux ou de bureaux privés, les musées, etc. Il semble que le nettoyage des bacs, aussi sales qu’ils puissent devenir, soit tout simplement ignoré.

Toutefois, un vent de changement se fait sentir, du moins en ce qui concerne les bacs de sécurité des aéroports, et il arrive sous la forme de publicité.  La TSA fournit maintenant à environ une douzaine d’aéroports des bacs d’un blanc immaculé (et non du gris habituel), au fond desquels est apposé un message publicitaire.

Ces bacs blancs reçoivent le traitement royal en termes de nettoyage.  Les publicitaires veulent que les bacs soient propres pour que leur publicité soit mise en valeur. Et puisqu’il s’agit de revenus supplémentaires pour les aéroports, les gestionnaires des aéroports veulent également que les bacs restent propres.  Afin de s’assurer que tout le monde soit content et que cette nouvelle source de revenus continue de croître, les bacs blancs sont nettoyés, que ce soit par des ressources à l’interne ou par des fournisseurs privés.

Ce que les GE et les EGI doivent savoir

Les gestionnaires d’établissements et les entrepreneurs en gestion d’immeubles doivent savoir que les bacs de sécurité peuvent être une source – et possiblement une source importante – de contamination. Nous ne pouvons plus les ignorer.

Même si leur utilisation quotidienne n’est pas aussi grande que celle des bacs de sécurité des aéroports, la situation pourrait être encore pire si certains contaminants faisaient leur chemin jusqu’aux bacs des édifices à bureaux.

Si des saletés et des contaminants se sont accumulés sur les semelles de chaussures, ils ont moins de chance d’être raclés et éliminés de la chaussure dans un édifice à bureaux, où les gens marchent sur une courte distance dans le hall d’entrée, par comparaison avec les aéroports, où les voyageurs doivent marcher sur de longues distances.

Nous devrions également noter que lorsqu’il pleut, plutôt que de nettoyer les trottoirs, la pluie peut empirer la contamination.  Cela est causé par le ruissellement urbain ou par le ruissellement des eaux de pluie.  Selon l’EPA, le ruissellement transporte souvent des sédiments, de l’huile et de la graisse, des pesticides, des virus et des bactéries, particulièrement provenant des matières fécales d’animaux, qui passent par les trottoirs avant d’être drainés par les égouts.  Tous ces contaminants peuvent s’accumuler sur les semelles de chaussures, et si un système efficace de tapis n’est pas en place, faire leur chemin jusqu’aux bacs de sécurité si les visiteurs doivent retirer leurs chaussures.

Ce que les GE et les EGI doivent faire

Les bacs de sécurité doivent être nettoyés régulièrement, aussi souvent qu’une fois par jour, et même plus souvent s’ils sont utilisés dans un emplacement très achalandé.  Nous devrions également considérer leur désinfection, ce qui signifie que nous devons suivre les « deux étapes ».

Les deux étapes signifient que les bacs devraient d’abord être nettoyés avec un nettoyant tout-usage (ou avec un nettoyant désinfectant) pour éliminer les saletés en surface, puis nettoyés à nouveau avec un désinfectant approuvé par l’EPA (ou le nettoyant désinfectant).  Choisissez un désinfectant à large spectre, et assurez-vous que les allégations d’élimination sont celles qui concernent votre établissement.  Nous ne sommes pas exactement certains des germes et des bactéries qui se retrouvent dans les bacs; notre meilleure option est donc d’éliminer le plus de pathogènes possible.

Lors de l’utilisation d’un désinfectant, suivez toutes les instructions, incluant le temps de contact (laissez la surface mouillée). Le rinçage des bacs est recommandé, mais n’est habituellement pas requis (suivez les instructions spécifiques sur l’étiquette du désinfectant).  Il aidera à éliminer tout résidu chimique.

De plus, les gestionnaires d’immeubles ont avantage à installer des assainisseurs pour les mains dans les zones de sécurité des immeubles, et de les placer après la récupération des biens déposés dans les bacs.  Considérez les assainisseurs pour les mains en gel ou en mousse.  Contrairement aux assainisseurs liquides, ils font moins de dégâts.  Bien qu’un assainisseur pour les mains ne remplace pas un lavage des mains approprié suite au passage des lignes de sécurité, que ce soit dans un aéroport ou dans un immeuble, il peut aider à nous garder en santé et en sécurité jusqu’à ce que nous ayons une chance de nous laver les mains correctement.

Lai-Na Wong est Superviseure marketing chez Avmor, un chef de file nord-américain, fournisseur de solutions professionnelles de nettoyage. On peut la joindre au lwong@avmor.com.

 

Source : “Oh no! Filthy secrets about germ exposure during airline travel,” June 24, 2014, at 6:44 am on the Today Show (Selon une transcription de l’émission)

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