Bénéfices d’une saine qualité de l’air intérieur

Une étude indique les bénéfices de la qualité de l’air intérieur dans l’amélioration des fonctions cognitives en réduisant les COVs et le CO2.

Une étude publiée en 2015 par l’université Harvard à propos des bénéfices de la qualité de l’air intérieur semble vouloir tout dire.  Selon cette étude, « les gens qui travaillent dans des bureaux bien ventilés où les taux de polluants intérieurs et de dioxyde de carbone sont inférieurs à la moyenne obtiennent des notes plus élevées lorsqu’on évalue leur fonctionnement cognitif sur des aspects aussi importants que la réponse en situation de crise ou le développement de stratégies que les gens qui travaillent dans des bureaux où la QAI est dans la moyenne. »

Les fonctions cognitives font référence aux fonctions fondamentales du cerveau, donc le raisonnement, la mémorisation, la perception, le jugement, et l’intuition. Comme nous en discuterons plus tard, les fonctions cognitives jouent un rôle important dans la gestion de crise ou dans la planification des stratégies au travail et dans la vie quotidienne.

En fait, les chercheurs ont comparé des environnements de travail écoresponsables à des environnements de travail non-écoresponsables et leur impact sur la qualité de l’air intérieur (QAI). Pour assurer la crédibilité de l’étude, les participants et les analystes ignoraient les conditions des tests – ce qu’on appelle une étude « à double-insu » – afin d’aider à éviter tout résultat biaisé.

Les chercheurs ont examiné des facteurs contribuant à une saine qualité de l’air intérieur tels que l’impact de la ventilation, les produits chimiques – dont les solutions de nettoyage, les composés organiques volatils (COVs) – qui se retrouvent souvent dans les produits de nettoyage conventionnels et qui peuvent aussi être libérés des tapis, des tissus, etc. – et du dioxyde de carbone dans l’environnement intérieur de travail. Vous vous demandez peut-être pourquoi le dioxyde de carbone (CO2) est un souci dans l’environnement intérieur. Ne le retrouve-t-on pas uniquement dans les tuyaux d’échappement des voitures?

Pourquoi mesurer le taux intérieur de dioxyde de carbone pour assurer la qualité de l’air intérieur? 

Le COest un composant naturel de l’air. La quantité de CO2 dans un échantillon d’air donné s’exprime communément en parties par million (ppm). Dans la plupart des endroits, l’air contient environ 380 ppm de dioxyde de carbone, avec des concentrations de CO2 plus élevées près des zones où le trafic routier est important.

Toutefois, voici le piège : Le CO2 est expiré par les individus. La respiration moyenne d’un adulte contient de 35 000 à 50 000 ppm de CO2, ce qui est 100 fois plus élevé que le taux retrouvé dans l’air extérieur. Sans une ventilation adéquate pour diluer et éliminer le CO2 qui est continuellement généré par les occupants d’un immeuble, il s’accumule et ce faisant, il peut devenir un problème pour la santé et avoir un impact sur les fonctions cognitives des travailleurs, réduisant leur productivité. Ce problème – un excès de dioxyde de carbone dans l’environnement de travail intérieur – a augmenté depuis les années 1980 puisque plusieurs établissements sont maintenant hermétiques, et laissent seulement entrer de petites quantités d’air extérieur dans l’immeuble afin d’aider à réduire les besoins énergétiques.

L’étude portant sur la saine qualité de l’air intérieur

L’étude impliquait 24 personnes, dont des architectes, des designers, des techniciens informatiques, des ingénieurs, des professionnels du marketing, et des gestionnaires, travaillant dans un environnement contrôlé. Ces gens ont été sélectionnés parce qu’une grande partie de leur travail est cérébral et demande des fonctions cognitives considérables.

Les participants ont effectué leur routine normale de travail pendant six jours. Pendant ce temps, les chercheurs les ont exposés à diverses conditions simulées telles que :

  • Conditions typiques avec des taux relativement élevés de COVs et de CO2
  • Conditions écoresponsables avec faible concentration de COVs
  • Conditions écoresponsables + où les concentrations de COVs étaient faibles et la ventilation avait été améliorée
  • Conditions où le taux de CO2 était artificiellement élevé, avec peu de changements apportés aux standards des systèmes de ventilation normaux. Les chercheurs ont attribué des « notes » aux participants, en analysant quel environnement produisait les résultats les plus satisfaisants en termes de productivité des travailleurs.

Par conséquent, voici ce qu’ils ont observé :

  • Les participants qui travaillaient dans l’environnement écoresponsable + ont obtenu des notes représentant en moyenne le double de celles des travailleurs en environnement traditionnel.
  • Ceux qui travaillaient dans des environnements écoresponsables ont obtenu des résultats 60 pour cent plus élevés que ceux des travailleurs en environnement traditionnel.

De plus, en analysant les fonctions cognitives des participants, les chercheurs ont trouvé que les améliorations les plus significatives étaient observées dans les domaines suivants pour les travailleurs des environnements écoresponsable et écoresponsables + :

  • Les travailleurs en environnement écoresponsable ont démontré une réponse en situation de crise 97 pour cent plus élevée que celle des travailleurs en environnement traditionnel.
  • Les notes de gestion de crise sont passées encore plus haut, affichant une amélioration de 131 pour cent pour ceux travaillant dans un environnement écoresponsable +.
  • Les améliorations « stratégiques », selon le terme privilégié, ont augmenté de 183 pour cent dans l’environnement écoresponsable—et de 288 pour cent dans l’environnement écoresponsable +.
  • L’utilisation de l’information était 172 pour cent plus élevée dans les aires de travail écoresponsables, pour bondir à 299 pour cent plus élevée dans les aires de travail écoresponsables +.

Selon Joseph Allen, professeur adjoint aux évaluations d’exposition au Harvard Healthy Buildings Program, ces résultats sont très importants puisque la saine qualité de l’air intérieur et son impact sur la santé et sur la productivité « sont souvent considérées en réflexion secondaire », quand de nouveaux immeubles sont construits ou rénovés. « Ces résultats suggèrent que même des améliorations modestes à la QAI peuvent avoir un impact profond sur la performance des travailleurs lorsqu’ils ont à prendre une décision », dit-il.

Les éléments négligés par les chercheurs sur la QAI 

L’étude a bien indiqué les bénéfices d’utiliser des éléments tels que des produits d’entretien certifiés écoresponsables et d’autres produits ayant été testés et certifiés de façon indépendante. Cependant l’étude n’a pas franchi le pas en ce qui concerne la preuve que ce type de produits a un effet moindre sur la QAI lorsqu’on les compare aux solutions de nettoyage conventionnelles. Cette démarche aurait indiqué l’organisme de certification accordant la plus grande priorité à la protection de la QAI.

L’âge des organisations de certification en tête de file est maintenant d’au moins 10 ans, et peut même atteindre 30 ans. Ce qui s’est produit pendant ces années est que bien qu’elles partagent des critères semblables ou identiques, leur concentration a évolué.

Par exemple, certaines organisations de certification attirent l’attention sur l’industrie de l’entretien professionnel; d’autres sont impliquées dans plusieurs industries différentes, sans accorder d’importance particulière à une industrie précise. Pour certaines organisations, l’écoresponsabilité appliquée aux produits comme les solutions de nettoyage est une préoccupation de premier ordre; pour d’autres, l’écoresponsabilité est une préoccupation, mais pas le problème principal.

Il existe en fait une seule organisation de certification indépendante, GREENGUARD, qui insiste particulièrement sur les problèmes de qualité de l’air intérieur et certifie les produits des manufacturiers qui ont pris des mesures significatives pour aider à réduire l’impact de leurs produits sur la QAI. Cela laisse entendre que si les chercheurs avaient poursuivi leurs démarches et avaient analysé les produits certifiés par les organisations principales de certification, il est vraisemblable qu’ils auraient développé une autre catégorie : Écoresponsable ++.

Cette catégorie indiquerait, par exemple, que les produits d’entretien utilisés dans la recherche étaient écoresponsables et que l’environnement de travail était bien ventilé; mais, en poussant un peu plus loin, elle aurait noté si les produits comme les solutions de nettoyage étaient certifiés par GREENGUARD. Alors que nous ne pouvons que spéculer, puisque cela ne faisait pas partie de l’étude, la qualité de l’air intérieur s’en serait trouvée améliorée, ce qui aurait probablement résulté en la justification d’une catégorie écoresponsable ++.

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